La ferme urbaine Saint-Nicolas, un projet au croisement de la santé, de l’alimentation et du lien social
L’Évaluation d’Impact sur la Santé (EIS) menée sur le projet de ferme urbaine du quartier Saint-Nicolas à Laval met en évidence le fort potentiel de cette initiative pour améliorer durablement la santé, le bien-être et la qualité de vie des habitants. Réalisée par le bureau d’étude Inddigo avec le soutien financier de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Pays de la Loire, l’étude démontre que ce projet agricole dépasse largement la seule production alimentaire pour devenir un véritable levier de transition sociale, environnementale et sanitaire.
Situé dans le quartier Saint-Nicolas à Laval, qui compte près de 8 000 habitants et où près d’un ménage-sur-deux vit sous le seuil de pauvreté, le projet prévoit la création d’une ferme urbaine en agriculture biologique sur le site de la Plaine d’Aventure. À terme, cette exploitation pourrait produire jusqu’à 200 tonnes de fruits et légumes par an, soit l’équivalent des besoins alimentaires de près de 1 000 personnes.
Une évaluation d’impact sur la santé (EIS) pour anticiper les effets sur la santé et le bien-être des populations
Pour la ferme urbaine Saint-Nicolas, l’Évaluation d’Impact sur la Santé (EIS) a permis d’identifier les bénéfices attendus, les éventuels points de vigilance et les leviers d’amélioration afin de maximiser les retombées positives du projet et de réduire les inégalités de santé. Menée entre 2024 et 2025 selon une approche participative associant habitants, partenaires locaux et institutions, l’étude a porté sur plusieurs déterminants de santé, notamment l’alimentation, la cohésion sociale, les mobilités, les revenus, l’emploi et les compétences individuelles.
Les résultats mettent en évidence de nombreux effets positifs attendus : un meilleur accès à une alimentation saine et locale, le renforcement des liens sociaux à travers les activités participatives, la création d’opportunités professionnelles pour les personnes éloignées de l’emploi, ainsi qu’une contribution à la santé environnementale grâce à des pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité. La ferme pourrait également devenir un lieu de rencontre, d’apprentissage et d’activité physique, favorisant le bien-être des habitants du quartier.
Plusieurs points de vigilance soulignés par l’étude
L’accessibilité du site, la capacité des ménages les plus modestes à bénéficier de la production locale, les conditions de travail des salariés ou encore le maintien d’une véritable ouverture de la ferme vers le quartier devront faire l’objet d’une attention particulière pour garantir des bénéfices équitables pour tous.
Pour répondre à ces enjeux, l’EIS préconise une approche globale faisant de la ferme un véritable lieu de vie au service des habitants. Les recommandations visent notamment à renforcer son accessibilité, développer les espaces de convivialité, soutenir l’éducation à l’alimentation, favoriser l’implication des habitants dans le projet et garantir une dimension sociale forte aux côtés de la production agricole.
Une véritable opportunité pour la santé
En conclusion, l’EIS considère la ferme urbaine Saint-Nicolas comme une opportunité majeure pour réduire les inégalités sociales de santé et accompagner la transition écologique et sociale du territoire. Au-delà d’un projet agricole, elle pourrait devenir un véritable équipement de proximité contribuant à la santé, à la solidarité et au dynamisme du quartier.
Pour en savoir plus sur ce projet sur le site de Laval agglo :ICI