PRSE 3 : une première année prometteuse

publié le 6 avril 2018 (modifié le 19 avril 2018)

En une année, que de chemin parcouru ! Lancé officiellement le 1er mars 2017, le plan régional santé environnement 2016-2021 (PRSE 3) a structuré ses actions et démultiplié son impact, en jouant les cartes de la mobilisation des réseaux et d’une communication renforcée… dont les effets positifs n’ont pas fini de rayonner.

Réunion du comité de pilotage du PRSE3 le 16/2/2018


C’est une dynamique structurante qu’a enclenchée le PRSE 3. Au-delà de prolonger les actions du précédent Plan, il en a initié de nouvelles et mobilise de nouveaux acteurs en jouant à plein l’effet réseau. Déjà la matinée officielle de lancement avait permis de réunir plus de 180 acteurs (services de l’État, collectivités, associations, professionnels et têtes de réseaux). Denis Bard, président de la Société Française de Santé et Environnement, y est intervenu en grand témoin, et une table ronde, réunissant quatre acteurs du territoire, a permis d’illustrer concrètement les enjeux du PRSE3. Depuis lors, une multiplicité d’actions naît sur les territoires et l’information se diffuse de proche en proche.

5 axes de mobilisation

Des actions ont été menées sur chacun des 5 axes du PRSE et c’est en soi la preuve de la qualité de la mobilisation. Leurs thèmes — Alimentation et eau destinée à la consommation humaine ; Bâtiments, habitat et santé ; Cadre de vie, urbanisme et santé ; Environnement de travail et santé : amiante et pesticides ; Mise en réseau des acteurs, culture commune santé environnement — répondent bien aux enjeux que portent les réseaux et les acteurs de terrain. Ceux-ci font ainsi preuve d’une grande créativité pour traiter les sujets de la sensibilisation et de l’information, mais aussi de la formation. Ils s’adressent parfois au grand public, d’autres fois à certaines cibles spécifiques ou encore à des professionnels qui peuvent relayer l’action. Le spectre des projets est également très large. Des actions concrètes ont ainsi été initiées au plus près des populations concernées, au travers par exemple de mesures d’exposition au radon, ou encore d’interventions de proximité en repérage de situation et d’accompagnement des personnes concernées.

37 projets soutenus par l’appel à projets PRSE

L’impact structurant du PRSE 3 est ainsi lisible dans les résultats de l’appel à projets 2017. Pas moins de 37 projets, pour 252 200 euros d’aide, auront été soutenus par l’ARS, la DREAL et/ou, pour l’alimentation, par la DRAAF. Et l’avancée de l’axe 5 du PRSE 3, qui a pour objectif d’activer et de diffuser une culture commune santé-environnement, permet sans doute de mesurer au mieux l’effet de rayonnement du Plan. On observe ainsi que la sensibilisation va vers les professionnels — de santé ou de certains métiers techniques — tout autant que vers le grand public, grâce notamment à la stratégie de communication qui a été mise en place… avec au premier chef ce site Internet qui va continuer de monter en volume et en rythme de publications.

Un an d’activité : tour d’horizon

 
Il est impossible de lister l’ensemble des actions déployées sur le terrain au fil de la première année du PRSE3. En voici toutefois un tour d’horizon, non exhaustif.
 

De l’alimentation et de l’eau consommée…

 
De nombreuses manifestations ont été organisées autour du thème de l’axe 1 (Alimentation et eau destinée à la consommation humaine). Elles ont traité par exemple de la protection de la ressource en eau : une journée d’échanges a été organisée par le réseau Graine à Angers ; dans des zones particulièrement vulnérables de captages d’eau prioritaires, la Fédération Régionale des CIVAM a sensibilisé des professionnels agricoles à la protection de la ressource en eau dans ses Journées techniques (FRCIVAM) ; les communes de Saffré et Machecoul ainsi que l’association Sarthe Nature Environnement ont activé la sensibilisation, notamment vers le grand public ; la DREAL a diffusé un document sur la contamination des eaux superficielles… Comme l’a rappelé Marc Grémillon, vice-président de l’Agglomération du Choletais en charge des Espaces naturels et ruraux, la mobilisation de tous les acteurs du territoire est facteur de réussite.
 
Différentes manifestations ont également abordé le thème de la qualité de l’eau distribuée : trois collectivités pilotes ont ainsi intégré une démarche innovante de gestion préventive des systèmes de production/distribution d’eau potable ; l’Ademe et l’ARS ont lancé une campagne pour plus de sécurité de l’eau chaude solaire ; tandis que l’UFC Que Choisir anime une forte dynamique d’information sur la qualité de l’eau du robinet.
 
La thématique de l’éducation à une alimentation de qualité et de proximité, fait aussi florès, portée par des actions de sensibilisation au Mans ou à Laval par le CSUMPS de l’université du Maine, par un séminaire « ensemble éduquons à l’alimentation » co-organisé par la DRAAF et le Rectorat à Angers, ou par l’accompagnement de familles vers des changements d’habitudes alimentaires par le GAB 44.
 

… à l’air intérieur !

 
Bâtiments, habitat et santé, le thème de l’axe 2 du PRSE, a également impulsé des actions de terrain. Les problématiques de l’habitat indigne, en particulier, ont entraîné la montée en charge de groupes de travail co-pilotés par l’ARS et la DREAL sur les méthodologies de repérage et d’accompagnement des populations à risque, ainsi que des initiatives locales à l’image de celle de la CLCV dans l’habitat social, sur le territoire de Saint-Nazaire Agglomération qui conjugue lutte contre la précarité énergétique et lutte contre l’habitat indigne.
 
La qualité de l’air dans les établissements accueillant des enfants a elle aussi mobilisé sur le terrain, dans des écoles accompagnées par le CPIE Mayenne Bas Maine (53) et le CPIE Sèvre et Bocage (85). Des réunions d’information ont été organisées par la DREAL et les DDT, en lien avec l’ARS, à destination des collectivités à Nantes, Le Mans, Laval et Angers. La CAPEB a poursuivi ses actions de formation à la qualité de l’air intérieur auprès des professionnels du bâtiment. Le risque radon a été à l’origine d’une opération de communication régionale et de campagnes de mesures dans l’habitat.
 
Sur le thème de l’éducation habitat-santé, des initiatives d’éducation des publics menées par les réseaux ont rencontré le succès, à l’image du colloque sur l’environnement de santé de la femme enceinte et du jeune enfant, qui a réuni pas moins de 80 professionnels de santé.
 

Urbanisme, réduction des nuisances, cadre de travail et communication

 
Les axes 3 — cadre de vie, urbanisme — et 4 — environnement de travail — ont également généré des initiatives. Pour l’urbanisme, l’intégration de la préoccupation santé pénètre progressivement les enjeux d’aménagement et de planification urbaine, avec par exemple deux études d’impact sur la santé qui ont été menées sur des aménagements de quartiers à Nantes et Angers, la proposition de documentations « outils » pour l’élaboration des documents de planification, le lancement des secteurs d’informations sur les sols pour mieux prendre en compte les sites pollués dans les projets (document et réunion d’information des collectivités par la DREAL et l’Ademe). Bouillonnent également des réflexions sur la mobilité durable ou encore l’impact du chauffage au bois et la sensibilisation contre le brûlage a l’air libre, en faveur de la qualité de l’air. La journée nationale de la qualité de l’air du 20 septembre 2017 a également été l’occasion d’actions de sensibilisation à Angers et Azé par FNE ou Synergies.
 
Côté environnement de travail, la sensibilisation aux risques amiante s’est déployée dans des cercles élargis dans le cadre du Plan régional santé travail. Une plaquette de sensibilisation « nanomatériaux : professionnels êtes-vous concernés ? » a également été réalisée.
 
La diffusion d’une culture commune santé-environnement, axe 5 du PRSE, est désormais en marche. Les actions vont vers le grand public — événements spécifiques ou stands dans des manifestations plus larges (journée de la qualité de l’air, ateliers « nesting » , ateliers « maison nette sans salir ma planète » — et vers les professionnels : 55 médecins lors de 3 sessions sur la qualité de l’air intérieur, techniciens du spectacle et musiciens sur les risques auditifs avec plus de 24 ateliers, conférences et expositions à l’occasion du mois de la gestion sonore en novembre 2017